La sonnette me tire de ma concentration.
- Vas ouvrir !- Mais… (je ne me suis jamais montré dans cette tenue).
- Mais quoi ?
- Je suis en tenue et …
- Et tu ne te montres jamais comme ça. Il est temps d’évoluer. Vas ouvrir, ou bien préfères-tu que je te corrige ?

Je me précipite à la porte, déjà rouge de honte. La sonnette retenti de nouveau quand j’entrebâille la porte. Je blêmi en réalisant que c’est sa mère qui vient lui rendre visite.
Sans avoir l’air surpris, elle s’adresse à moi l’air amusé.
- Ne t’inquiète pas … vermisseau. Je sais beaucoup de choses. Ma fille m’a mise au courant de ses méthodes quand je me suis étonnée des changements spectaculaires dans la tenue de sa maison. J’avais imaginé qu’elle avait pris une bonne, mais pas un larbin.

Sur ce, elle quitte son manteau et me le tend pour que je l’en débarrasse. Puis elle se dirige vers sa fille.
- C’est tellement pratique d’avoir un domestique. Je suis fière de toi ma fille.
- Oh, tu sais, il existe beaucoup d’hommes comme ça, pour qui sait les repérer et en tirer parti.
- Tu crois ?
- Toi-même si tu voulais, tu pourrais avoir le tien.
- A mon âge ? Ça m’étonnerait fort.
- Détrompe toi, l’age ne compte pas, et le physique peu pour ce genre d’homme. L’odeur du cuir et la vue du martinet les fascinent bien plus.

Je suis toujours sous le coup de cette révélation. Ma condition est connue de sa mère. Elle sait que je suis le larbin de sa fille et que celle-ci ne se prive pas de me corriger pour mes erreurs ou simplement pour son plaisir.
Les instructions tombent, je dois préparer le thé et faire le service. Maîtresse me demande de me présenter en tenue de bonne, la mini robe de satin noir avec les jupons en dentelle dessous, le comble du ridicule pour un homme.
Je suis accueilli par un gloussement de rire à mon retour, le plateau dans les mains. Elle est émerveillée par ma ceinture de chasteté.
- Tu lui boucles la queue ?
- Il passait beaucoup trop de temps à jouer avec au lieu de travailler. Avec ça, il a intérêt à s’appliquer, pour garder l’espoir de s’en servir un jour ou l’autre.

Je sers ces dames, comme je l’ai appris, respectant un protocole instruit par celle a qui je dois tout de ma bonne éducation.
- Quand tu auras fini, tu viendras nous lécher les bottes, je veux montrer à maman combien tu es servile.
Je ne tarde pas à me jeter à leurs pieds, pour faire luire de ma salive les bottes de ma Maîtresse, puis celle de sa mère dont la vue m’avait attiré le regard dès son arrivée. Je ne l’avais jamais vue bottée auparavant et cette paire de bottes aux talons fins et hauts montre les signes d’une préméditation.

La mère affiche un sourire plus que satisfait à me voir dans cette attitude de soumission. Je sens de la fierté dans le regard de sa fille.
- Comme j’aimerais avoir un larbin comme lui à la maison. J’ai un tel retard dans mon ménage.
- Si tu veux je te le laisse en pension 15 jours, je pars en voyage avec la prime que je lui ai fait obtenir en le mettant sérieusement au travail.
- Vraiment ? Tu me le confierais 15 jours ?
- Avec plaisir, il ne me sera que peu de service en vacances et je ne veux pas qu’il perde ses bonnes habitudes. Je ne voudrais pas le voir régresser dans son dressage et tout avoir à reprendre à mon retour.
- Pour ça, tu peux compter sur moi. J’ai hâte de lui faire tâter de mon martinet.

Cette réplique sonne comme une promesse à mes oreilles. Je ne pourrais plus jamais croiser le regard de celle que je défiais par le passé. Elle, prendra sans doute beaucoup de plaisir à me faire payer mes écarts d’attitude.

Je pénètre de pleins pieds dans la gynarchie.

Adonys