Fouetté !
Par Adonys le 23 septembre 2008, 21:43 - Humeur d'Adonys - Lien permanent
Toujours cette même règle "méfie toi de ce que tu demandes, tu risques de l'avoir".
J'ai commandé ce fouet, je suis allé le chercher à la poste, je lui ai offert. Moins de 3 jours plus tard, je tâtais de ce nouvel instrument.
Il s'est écoulé une éternité depuis ma dernière correction. La dernière fois elle avait utilisé la cravache. Elle m'avait montré son pouvoir en dépassant mes limites sans même apercevoir les siennes. "Tu sais, je n'ai pas mis toute ma force".
Cette fois, après avoir passé quelques jours à lui montrer ma détermination à replonger dans ma soumission, à reprendre le chemin là où nous l'avions laissé avant que des évènements extérieurs envahissent notre univers, après avoir passé quelques jours à lui montrer que le moment était venu pour nous de vivre notre vie de couple selon nos aspirations, elle m'a pris au mot et conduit sur les chemins de l'enfer, pour son propre plaisir.
L'instrument n'est pas parfait, il n'a pas la souplesse attendue et se manie difficilement.
J'ai tout de même pu réaliser de nouveau le pouvoir de ma Maîtresse. J'ai pu trembler quand elle m'intimait l'ordre de reprendre ma position et d'arrêter de me tortiller. Elle n'a pas hésité à me punir de nouveau en visant ce que j'avais de plus sensible. J'ai pleuré, je me suis agrippé à elle en la suppliant. Elle ne m'a rien concédé.
Incapable de résister à son pouvoir, n'imaginant même pas la possibilité de lui arracher cet instrument en usant de ma force contre elle, j'ai repris la position, à quatre pattes, j'ai écarté les cuisses et élevé mes fesses en offrande à son fouet et à sa jouissance.
Une fois mes limites piétinées, en récompense, elle m'a offert son coquillage à éponger du bout de ma langue. Elle était trempée et moi, pour tout ce pouvoir, j'ai continué à l'adorer.
Une fois son plaisir atteint, elle n'eut qu'une mot : "cette fois tu as été fouetté !"
Commentaires
J'apprécie beaucoup ton texte où l'on voit que c'est du vécu....j'en connais un autre qui me fait des cadeaux de ce genre et qui ensuite se tortille de douleur, essaye de se dérober, me supplie d'arrêter....moi, je continue à fouetter sans me préoccuper des gémissements....après la correction, il a mes pieds à lécher, grander compensation à la douleur passagère du fouet...ciao
C'est du vécu oui. La vérité est là, le masochisme a ses limites et le plaisir est autant dans la fascination pour la cruauté de l'autre que dans sa propre souffrance qui peut vite devenir insupportable. Pourtant, on ne peut s'empêcher de se laisser corriger pour donner vie à cette démone adorée.
J'ai vu des hommes se laisser corriger au sang et sans broncher. Je n'en suis pas encore là, mais je les envie. Cela ne dépend que de moi, mais quel chemin à parcourir encore.
Tu as raison, la route est longue sur la voie de la soumission absolue....ça me fait penser aux arts martiaux traditionnels que j'ai pratiqué....ton blog est intelligent et bien vu, jamais vulgaire, des qualités rares dans le "marais" du sm....à bientôt
Merci pour ces comlpliments, mais ce blog est réellement un blog à quatre mains. Il est tel que nous l'avons désiré d'un commun accord, plus un témoignage qu'une débauche de fanstasmes inassouvis.
Ah le fouet, subtile caresse, mordante blessure, pas forcément l'objet le plus douloureux, mais malgré la distance entre la Maîtresse qui le manie et le soumis, il permet un lien étroit et intense en eux...
La cravache est ce que j'ai subi de plus douloureux à ce jour.
Le fouet a une portée bien plus symbolique. C'est d'ailleurs l'instrument de la Vénus à la fourrure que vous évoquiez dans votre billet d'hier.
Le fouet, animal à la queue si sensuelle et redoutable.
Le seul qu'il faut apprivoiser, mais qui bien dressé saura effleurer ou mordre, c'est selon.
Imprévisible, Il fera sursauter dans son claquement supersonique sans douleur, ou meurtrira sans bruit.
Mais gare aux imprudents, cet animal racé mordra aussi le Maître maladroit !
Respectueusement,
lui
Lui> Je suis bien d'accord quand au coté "pervers" du fouet... Aussi, il me semble que le port de bottes, de gants soient quasi indispensables.
Ton commentaire était coincé dans notre anti-spam... C'eut été dommage que de ne pas pouvoir le lire, non ?
C'était mon outils préféré dans ma vie antérieure de Dom. La rigueur et la précision du maniement requis font de cette activité un véritable art.
Mais oui, il est préférable dans un premier temps de bien se protéger et préférer le coussin aux fesses du soumis comme premiers cobaye